Chedly Ayari Fait Contre Attaque

Chedly-Ayari

Depuis quelques jours, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari lance une contre-attaque lors de son audition par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) suite aux échos de sa fin de mission.

Le gouverneur de la BCT a été auditionné par les députés de l’ARP, il a divulgué certaines informations.

Chedly Ayari en Poste…

Chedly Ayari a lancé des attaques toute en insistant qu’il a un mandat à remplir jusqu’à 2018.

Toute mise à terme de ses fonctions doit être régie par tout un arsenal de dispositions d’ordre constitutionnel.

Glissement du dinar…

Le gouverneur s’est expliqué sur le sujet du glissement de notre monnaie précisant que:

  1. Les autorités monétaires ont préféré choisir la voie du flottement contrôlé.
  2. Le but est de faire émerger une certaine flexibilité opérationnelle.
  3. Rendre le taux de change cohérent avec le niveau des déficits extérieurs.

De plus, il a mentionné que sa vision s’articule autour de la préservation du niveau des devises étrangères nécessaires. Cette approche assurera la bonne marche des échanges commerciaux ainsi que la dynamique économique.

Par ailleurs, selon Chedly Ayari la baisse de la valeur du dinar n’est pas une priorité toute en insistant qu’il était cavalier seul et que la BCT n’a jamais constituer un Etat dans l’Etat.

Tunisie & FMI…

La BCT a toujours coordonné avec le gouvernement et est en contact quotidien avec les autorités et que la Tunisie est un membre fondateur du FMI, c’est ce qui lui donne droit d’être assistée par cette institution.

Ensuite, Mr. Ayari affirme que les réformes engagées par la Tunisie sont nécessaires, mais elles ont trop tardé à être mises en place et le pays est en train de payer cher ce retard.

Inflation des prix…

Enfin, concernant le sujet de l’inflation le gouverneur explique que la hausse du taux est extrêmement inquiétant surtout que les dernières statistiques révèlent une augmentation pouvant atteindre jusqu’à 6%, une conséquence attendue après l’augmentation des salaires et la flambée des prix et des rendus.

D’après, Mr Ayari le rythme actuel de l’inflation risque une envolée dû au déficit commercial et au déséquilibre persistant entre importations et exportations qui atteignent des records.